Thé iranien
Petite histoire
Origine et tradition
On ne boit pas durant le repas, sinon un verre d'eau dans lequel on fait tinter les glaçons ou une verre de dugh mais les Iraniens sont de grands buveurs de thé. Le tchaï est la boisson nationale et certains diront même le passe-temps national. On le sert au bureau, dans les mosquées, les bazars. Avec le hammam, le tchaï-khaneh, la maison de thé, est le principal lieu public d'un bout à l'autre du pays. Il joue un rôle social et termine tout repas alors qu'on retourne au salon. Dans la théière, placée au dessus du samovar, les feuilles s'infusent. La maîtresse de maison verse un peu de ce liquide sombre dans un verre et le porte à la lumière pour en apprécier la couleur et en vérifier le degré d'infusion. Elle verse ensuite le thé très fort dans de petits verres cerclés d'argent - estekan - disposés sur un plateau d' argent. Elle le coupe ensuite avec de l'eau bouillante tiré du samovar selon le goût de chaque invité. Lorsqu'on vous présente le sucrier, n'allez pas plonger un morceau de sucre dans votre verre. C'est un sucre qui ne se dissout pas facilement. On en met un morceau dans la bouche et, à travers ce cube cristallisé ou caramélisé (pulaki), on boit à petites lampées.

