Ouvrir une session English
 
Historique
Petite histoire de la Pêche

Étymologie
Les Romains l'appelaient Malum Persicum ou Prunus Persica, ce qui signifie " pomme de Perse ". Contrairement à son nom latin qui évoque la Perse, le pêcher est originaire de la Chine, plus précisément aux confins du Tonkin et de la Birmanie. C'est le missionnaire abbé Armand David qui envoya le premier pied au Jardin des Plantes à Paris en 1865. De Chine, la pêche traversa ensuite en Perse (Iran), suivant les caravanes. Les soldats d'Alexandre le Grand mordirent dans ce fruit suave et, de Grèce, elle gagna Rome à l'époque d'Auguste où elle prit le nom de Malum persicum, ce qui explique l'étymologie de son nom latin.

Informations générales
La pêche est un fruit charnu qui contient un noyau ovale et ligneux de 3 cm de long. C'est donc une drupe. Sa peau est duveteuse contrairement au brugnon et à la nectarine qui ont une peau lisse.

Sensuelle, parée d'une robe de velours, fondante et juteuse, la pêche avait jadis des noms évocateurs qui rappelaient davantage le lupanar que le fruit : Belle de Chevreuse, Téton de Vénus, Grosse Mignonne, Pucelle de Malines, etc. Aimez-vous l'opéra ? Le célèbre cuisinier Escoffier se trouva un jour si remué par l'interprétation de Lohengren de Wagner par Nellie Melba qu'il remua casseroles et sorbetière pour réaliser ce dessert à la fois simple et élégant pour honorer la cantatrice australienne.

À l'époque de François 1er, on dénombrait une quarantaine de variétés qui portaient des noms évocateurs de la féminité tels que le "téton de Vénus". Encore de nos jours, on utilise l'expression "peau de pêche" pour exprimer la douceur de la peau.

Cinq-cent ans avant l'ère chrétienne, la pêche était déjà présente en Chine, où elle était symbole de fécondité et d'immortalité. Un très vieux dicton chinois affirme que quiconque mange des pêches de la montagne de Kouoliou, aura la vie éternelle. Au Japon, le pêcher est encore aujourd'hui considéré comme une protection contre les forces maléfiques et on l'utilise dans les rites d'exorcisme. Au Viêt-Nam, les jeunes filles portent des vêtements ornés de broderies de fleurs de pêcher pour conjurer le mauvais sort. Il en va de même en Chine, comme au Japon, où les couronnes des mariées sont encore confectionnées de fleurs de pêchers.

..........
Dessin: P.J. Redouté 1759-1840

 
Recherche
 
Infolettre
 
RSS
Rechercher dans le site
Trouver
 
Recherche avancée >
Inscrivez-vous gratuitement et recevez notre infolettre offcielle
S'inscrire
 
Inscrivez vous à notre flux RSS:
Recevez des mises à jour automatiques dans votre lecteur de nouvelles.
 
S'inscrire