Emilia au Guinée Bissau range les noix sélectionnées au centre de Quinhamel |
La noix de cajou joue un rôle économique et alimentaire important dans de nombreux pays. Elle se classe au troisième rang de la production mondiale des noix après l'amande et la noix de noyer.
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Un proverbe est en train de naître au Bénin: la noix de cajou sèche les larmes du coton. En effet, depuis la baisse du CFA, le prix du coton a sensiblement baissé. Nombreux sont ceux qui se sont endettés. Aussi, on commence à introduire la culture de l'anacardier dans les champs de coton. On espère même, dans un proche avenir, créer des usines de transformation du produit brut.
Une partie des noix est mise à fermenter. On obtient ainsi un vin de cajou qu'Emilia vendra aussi au marché. Elle sait que les hommes l'apprécient et ce léger supplément lui permettra d'acheter des vêtements, de la nourriture et des médicaments pour sa famille.
La culture de l'anacardier permet ici de sortir la femme de la pauvreté excessive et lui donne un sentiment d'indépendance dans un pays où le revenu annuel moyen tourne autour de 290$ US par personne.
Au centre, on apprend aux femmes à faire griller les noix de cajou pour augmenter leurs revenus. Ceux qui s'occupent de la transformation ce sont regroupés en association sous le nom de Procajú et tentent d'élargir le marché.
Central Luzon, Ilocos, Zambales, Iloilo provinces ont produit 65% ou 4,908 millions de tonnes en 1992. Les provinces de Ilocos et Zambales suivent loin derrière avec 282 millions de tonnes. Cette culture est surnommée ici le "Palawan Gold" et permet à de nombreux villages de toucher un revenu.Transformation de la noix de cajou
Suivons le processus de transformation au centre de Quinhamel, au Guinée Bissau.Les noix brutes sont mises à bouillir dans de larges chaudrons pendant 25 minutes; ensuite, on les étend dehors et on les laisse sécher au soleil pendant 48 heures, ce qui permet de séparer facilement la noix de sa coque et de libérer le baume. Le décorticage se fait cajou par cajou.
On étend les coques sur des écrans spéciaux de cuisson et on les laisse sécher pendant 7 heures à 170º. Devant de longues tables, les ouvrières enlèvent la fine pellicule qui recouvre la coque; puis séparent les noix propres et sèches. Elles sont d'abord triées selon trois types: entières, en moitié ou en morceaux. Même les plus petits morceaux sont mis de côté et réduits en poudre pour la confection des pâtisseries. Puis on les divise selon leurs grosseurs et leurs qualités, en les faisant glisser dans des trous correspondants.
Ensuite, les noix de cajou sont rôties en deux fois, ensachées et expédiées. Les noix sont parfois arrosées d'un mélange à base de sel, de gomme d'acacia et d'eau, puis chauffées à nouveau pour enlever toute trace d'humidité.
Dans un pays où on manque de tout, rien ne se perd tout au long du processus. Les coques servent de bois de combustion sous les grands chaudrons; la pellicule sert aussi à la combustion ou mélangée avec des grains pour nourrir le bétail.


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