| Balade gourmande |
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La cuisine dominicaine est avant tout une cuisine simple et nourrissante, peu épicée - il n'y a d'ailleurs aucun marché aux épices sur l'île - contrairement aux autres territoires antillais. Le plat de base (comida criolla). se compose de riz, accompagné de haricots et de poulet. Côté viande, on utilise la chèvre ou le cabri en ragoût - chivo guisado (viande de cabri marinée dans un mélange d'herbes, de citron vert et de rhum) mais le bœuf (res) et le porc (cerdo) sont plus rares. La viande est quand même moins dispendieuse que les poissons et fruits de mer (crevettes principalement pêchées dans la baie de Samana, crabes, langoustes), réservés aux touristes. Malheureusement le choix en poisson reste très restreint (daurade, thon, marlin, tazar).
N'essayez pas de trouver ici une viande saignante, encore moins un tartare. La cuisson des aliments est toujours très cuite, souvent par long mijotage. Les Dominicains adorent aussi la friture, comme les platanos ( bananes plantain), les pastelitos ( petits chaussons farcis de boeuf, poulet, fromage...). Les soupes sont préparées dans les foyers les plus pauvres et constituent un repas unique, c'est l'asopao, soupe de riz accompagnée de poulet, de poisson ou de légumes. Le Sancocho est l'interprétation locale du ragoût espagnol. Chaque région a sa façon de le préparer mais le plus spectaculaire est le Sancocho Prieto composé de 7 viandes. Il fait partie de la tradition dominicale. Sillonnez les routes du pays "Locrio" ou Riz dominicain Le "casabe", pain rond et plat à la farine de manioc et les " catibias " , friture de farine de manioc farcie à la viande sont les seuls héritages des Indiens Tainos ("peuple ami" dans leur langue) dont on note la présence sur l'île dès le VIIIe siècle. Peuple pacifique, aux techniques agricoles développées, les Taínos cultivaient le manioc, la patate douce, le haricot, la courgette, l'arachide et l'ananas. Les desserts sont très sucrés, confectionnés à partir de sucre et de lait concentré, aux goûts variés (noix de coco, papaye, banane, ananas, corossol, gingembre) sous forme de flancs, puddings, crèmes... On trouve des fruits tropicaux en grande quantité (repris dans les desserts) tout au long de l'année, mais également d'autres variétés très différentes en altitude (cerises, prunes et fraises au centre du pays). Tous les vins sont importés d'Espagne ou du Chili principalement et restent très chers, mais un vignoble situé dans un coteau près de la frontière haïtienne est en étude dans l'espoir d'une production locale d'ici quelques années. A suivre... La bière est omniprésente avec la ''Presidente'' mais le fleuron de la boisson dominicaine demeure le rhum. Trois marques, les trois B, se partagent le marché : Brugal (la plus populaire), Barcelo (la plus appréciée, peut-être) et Bermudez (la plus distinguée). En ce qui concerne les cocktails, ils ne font pas partie de la culture locale. Le meilleur cocktail, et le plus simple, c'est l'équivalent du ti punch antillais: un peu de rhum brun sur un mélange de sucre de canne et de citron vert. Si vous voulez vivre à la mode dominicaine, commandez un servicio de ron dans un colmado (épicerie-buvette), un bar ou une discothèque : on vous apportera les ingrédients pour que vous dosiez vous même votre cocktail. Sachez qu'ici, la Brugal, curieusement, sponsorise les panneaux de signalisation routiers...! |


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