Cuisine de Charente Maritime
La Charente Maritime, une nature gourmande et généreuse
Collaboration spéciale : Marianne Bourgeois
La nature a généreusement servi la Charente Maritime…entre terre et mer, c’est un éveil des sens permanent, la découverte d’une gastronomie fine et authentique.
Côté mer, il vous faudra vous lever tôt pour vous rendre sur l’un des nombreux marchés du département. Une fois votre petit noir avalé, vous irez découvrir d’impressionnants étals de poissons et de fruits de mer : bars, maigres, mulets, soles, turbots arrivés le matin même des criées de La Cotinière, Royan. Selon les saisons et les arrivages, vous ne saurez que choisir entre les crevettes, langoustines, coquilles Saint-Jacques ou encore les inévitables et incontournables huîtres, classées par calibre. Demandez à faire connaissance avec les casserons, nom local donné à l’encornet, délicieux sautés et bien dorés, avec de l’ail et du persil.
Le saviez-vous ?
Etes-vous n° 0 ou n° 5 ? Les numéros (n° 0 à 5) correspondent au calibre des huîtres. Plus le numéro est élevés plus les huîtres sont petites. Ainsi, une bourriche de 15 kg n° 1 correspond au moins à 108 huîtres, tandis qu’une bourriche de même poids n°5 comporte au moins 360 huîtres.
Nom de code : Cucumis melo
Sa chair très sucrée est d’un orangé nacré, il se savoure sous une tonnelle avec un verre de pineau….Le melon charentais. C’est à la fin du XVe siècle que les Français découvrent les délices du melon alors appelé Cantaloup. Deux siècles plus tard, Saint-Amand le décrit malicieusement : « d’un jaune sanguin, il se peint : il est massif jusques au centre. Il a peu de grains dans le ventre ». Cultivé en France, il deviendra le melon charentais que l'on connaît aujourd'hui. Sphérique et légèrement aplati, de couleur vert-gris virant au jaune à maturité, ce melon aux stries vert foncé à la peau lisse ou légèrement écrite. Sa chair orangée, épaisse, juteuse et très sucrée, possède des arômes de raisin muscat.

