Ville jardin où l'urbanisme et la nature ont su s'harmoniser avec bonheur
En 1854, un officier de la marine française, Tardy de Montravel, séduit par le port naturel de Nouméa, jette son dévolu sur le site. Depuis, inventée et façonnée par des marins et des missionnaires, gouvernée par des militaires qui l'avaient baptisée un temps Port-de-France, transformée en "Quartier Général" de l'armée américaine pendant la guerre du Pacifique, Nouméa s'est progressivement métamorphosée en conservant les empreintes successives de son passé.
Aujourd'hui, elle est devenue une capitale de charme, vitrine française du Pacifique Sud ; mais aussi une ville-jardin où l'urbanisme et la nature ont su s'harmoniser avec bonheur.
A Nouméa, on prend plaisir à flâner longtemps... sur la place des Cocotiers avec son kiosque à musique et ses fabuleux flamboyants ; dans ses rues bordées de vieilles maisons coloniales ; le long de ses baies fleuries d'hibiscus et de bougainvilliers ; sur ses ports dominés par une architecture contemporaine inspirée.
Port naturel idéal du XIXe siècle, Nouméa est devenue le cœur économique, administratif et culturel de l'archipel. Boutiques, restaurants, cinémas et théâtres côtoient les jardins et les parcs de la ville. Les maisons coloniales des premiers Européens et les bâtiments en pierre de taille de l'administration pénitentiaire ou de l'armée, témoignages des années pionnières, se marient sans mal aux architectures plus modernes de la cité.
Et puis, c'est si agréable toutes ces plages au cœur de la ville, caressées par la douceur des alizés, avec cette touche unique de fragrances tropicales. A Nouméa, on apprécie aussi les bons repas au restaurant et les sorties en boîte de nuit. Les amoureux du jeu pourront également tenter leur chance au casino.
Le Quartier Latin
Il doit son nom à son homonyme parisien. En effet, en 1897, un bras de mer sépare ce quartier de la ville telle la Seine sépare Paris en 2 rives.
Une autre hypothèse prétend que le nom aurait pour origine la présence de plusieurs hommes de loi qui s'y seraient installés. Au pied du Quartier Latin, la baie de la Moselle accueille le marché de la ville, toujours très populaire, et une marina d'où partent la plupart des bateaux pour les îlots avoisinants.
Le Trianon
En 1869, la route de l'Anse Vata est livrée. Construite par la main-d'œuvre pénale, elle longe un véritable désert. A la fin du siècle, c'est une pauvre campagne parsemée de quelques petites fermes. L'un des habitants aurait pris l'habitude de dire, avant de rejoindre sa ferme : " Je vais à mon Trianon ". Ce serait donc par dérision que le célèbre nom à la fois marseillais et champêtre se serait imposé au fil du temps.
Le mont Coffyn
Coffyn est le nom du chef de bataillon qui traça le premier plan de la ville de Nouméa. Ce mont est reconnaissable par la croix de Lorraine dressée en souvenir du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre en 1940.
Le mont Vénus
Vénus, en souvenir de l'installation en 1874, d'une mission astronomique chargée d'étudier le passage de la planète.
La vallée des colons
En 1856, un seul colon et 4 militaires s'y étaient établis sur des concessions. Le 3 novembre 1856, ils se font surprendre et massacrer par des Kanaks qui voulaient s'emparer de la ville. L'un deux parvint à s'enfuir à cheval pour donner l'alerte.
C'est dans ce quartier qu'en 1938 fut construit le premier établissement hospitalier privé de Nouméa.
Le Faubourg Blanchot
En 1868, la construction d'une route est entreprise. Barthélémy Blanchot achète dès 1857 un maximum de terrains qu'il remet ensuite en vente.
Marie Blanchot obtient de Monseigneur Fraysse l'autorisation de construire un foyer géré par " les petites sœurs des pauvres ". C'est donc en souvenir du couple Blanchot (bienfaiteur des pauvres) que ce nom a été donné.
L'Orphelinat
En 1866, un bâtiment est construit pour accueillir les " orphelines de l'Impératrice Eugénie " qui, à bord du Fulton en 1863, rejoignent depuis la France la colonie pour y fonder des familles. Ce nom remplace celui de la " baie des pêcheurs " (de fait, la mer y est particulièrement poissonneuse et depuis la plage, des pirogues se lancent à la quête de poissons). L'orphelinat recueillera par la suite les orphelins de la colonie, Européens puis Mélanésiens.
La vallée du Génie
Ce quartier tire son nom de l'installation, à partir de 1872, des bâtiments qui doivent abriter la direction et le service du Génie militaire.
Le premier jardin de l'infanterie de marine fut transféré dans cette zone.
La vallée du Tir
En 1863, l'armée y installe un champ de tir.
La baie des citrons
La baie des Citrons pourrait devoir son nom à une orangeraie qui aurait été plantée, dans les années 1870, en bordure de mer, sur le site actuel de l'hôtel Ibis.
Une autre légende veut que ce soit six gros arbres, désignés comme six troncs, et entendus comme " citrons ". Généralement très abritée, la Baie est une plage de sable blanc plutôt familiale longée de cafés et de restaurants.
Le Motor Pool
C'est dans ce quartier que les Américains stockaient leurs équipements automobiles.
L'Anse Vata
Vata signifierait " pierre " dans une langue kanake. L'anse devrait son nom aux deux caps rocheux qui la bornent : le rocher à la voile et la pointe Magnin. L'Anse Vata était une terre inhospitalière, envahie par les marécages et les moustiques. Elle restera longtemps une réserve de chasse du gouverneur. Haut lieu du tourisme et des activités nautiques, l'Anse Vata est également un agréable lieu de promenade sous les cocotiers. On y trouve des hôtels, commerces, restaurants et boîtes de nuit.
Le Vélodrome
Le 15 août 1895, le Gouverneur Feuillet y inaugure un vélodrome sur un terrain que la mairie a donné au Véloce Club Calédonien. Pendant la 2nd Guerre Mondiale ce quartier est devenu Receiving pour " Receiving Station " (station réceptrice). En effet, les GI y avaient installés les relais radio.
Nouville
Berceau de Nouméa avec l'implantation du colon James Paddon en 1851, Nouville a été marquée par la période du bagne. De nombreux vestiges en témoignent. Ce quartier doit son nom à l'île Nou reliée à la terre ferme par une digue en 1974.
Ducos
Site où était stocké le bétail, ce lieu devint très vite un camp pour les déportés. Sur les 4.166 personnes déportées en Nouvelle-Calédonie au lendemain de la Commune, 888 y seront affectées et regroupées dans la baie de Numbo.
Le premier convoi (250 " politiques ") arrive fin 1872 à bord du Danaé.
Un débarcadère est construit et lui seul permettra les échanges avec Nouméa.
Non loin, la " baie des Dames " accueillera les femmes et les enfants venus rejoindre leur mari et leur père.
Dans ce camp de femmes, se trouvent 16 déportés dont la très célèbre Louise Michel (Déportée de la Commune de Paris)
| Manifestations et sites à ne pas manquer |
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La place des Cocotiers
Passage obligé des Nouméens qui font leurs courses ou leurs affaires au centre ville, la place des Cocotiers est un haut lieu du farniente sur les pelouses ombragées et à l'abri des flamboyants centenaires. Tous les jeudis soirs, artistes et artisans vous invitent à les rejoindre sur la place qui s'animera de 17hà20h.
Le marché
Le marché de Nouméa se tient quotidiennement baie de la Moselle dans une ambiance joyeuse et folklorique. Les plus matinaux sont les mieux servis. Les poissons et les crustacés frétillent sur les étals. Les plans de piments, les bouquets de fleurs, les légumes frais côtoient les fruits tropicaux dégustés sur place... le tout dans un sympathique brouhaha.
La baie de la Moselle
Outre le marché, quelques places de parking et le monument des Américains (érigé en hommage à la précieuse alliée pendant la guerre du Pacifique), la Baie de la Moselle abrite une marina, point de départ des excursions en mer. En effet, c'est de Port Moselle que l'on peut embarquer pour le Phare Amédée, l'îlot Maître et bien d'autres îlots de paradis.
La baie de l'Orphelinat
Souvenir des orphelines de l'impératrice Eugénie envoyées en Calédonie pour servir d'épouses aux premiers colons, la baie de l'Orphelinat abrite le monument du centenaire, une ancre érigée en 1953 pour célébrer un siècle de présence française en Nouvelle-Calédonie.
L'Anse du Kuendu
A 10 minutes du centre ville, l'Anse du Kuendu est populaire pour sa plage de sable blanc et les activités qui y sont proposées. Depuis le Fort Tereka, on peut admirer le lagon et les vestiges d'un autre temps.
Le Ouen Toro
A l'extrémité sud de la ville, le massif du Ouen Toro(128 m d'altitude) constitue un site exceptionnel d'où l'on découvre la cité et un splendide panorama. Un sentier pédestre balisé offre de belles promenades.
L'hippodrome Henry Milliard
Depuis sa réouverture après rénovation en 1998, les Calédoniens aiment à s'y retrouver pour partager leur passion pour les chevaux de juin à août.
Le Phare Amédée
Après une promenade de 45 minutes sur le lagon, on aborde une île boisée de cocotiers, de bouraos et de filaos, bordée d'une belle plage de sable blanc. Fièrement dressé, un phare vieux de 150 ans, haut de 56 mètres, lié à l'œuvre du Second Empire, domine l'île. Une île classée zone protégée, dont l'agrément réside surtout dans son lagon limpide, son sable blanc et sa nature intacte. Tous les matins, elle s'anime à l'arrivée des visiteurs qui débarquent du " Mary D Dolphin ". Cet îlot est aussi un lieu de départ pour de très belles plongées dans la réserve spéciale de faune marine, sur une épave ou vers le grand récif.
La promenade Pierre Vernier
Bordée de cocotiers, la promenade offre un agréable espace de détente et de loisirs. On aime à s'y retrouver pour marcher, courir ou faire du vélo en famille. La base de voile qui occupe une des anses de la baie a accueilli en 1999, une étape de la coupe du monde de planche à voile olympique.
Le château Hagen au cœur de la Vallée des Colons
Fleuron de l'habitat colonial des grandes familles, le château Hagen est situé à la vallée des colons. Rachetée par la Province Sud en 1998, cette belle maison de maître est ouverte au public sur rendez-vous.
Le musée géologique
Ce musée présente une collection minéralogique et les différents minerais et zones minières du territoire.
Le musée de la ville de Nouméa
L'exposition permanente retrace l'historique de la ville de Nouméa. Exposition sur la participation des poilus à la grande guerre. Maquette de la ville de 1897. Il est situé dans les murs de l'ancienne mairie, face à la place des Cocotiers.
Le musée de l'histoire maritime
Ouvert depuis 1999 dans l'enceinte du Port Autonome, ce musée est le résultat d'un passionnant travail d'inventaire réalisé sur une quarantaine d'épaves de bateaux échoués sur les récifs ; une exploration de longue haleine effectuée depuis plusieurs années par les associations " Fortunes de mer " et " Salomon ".
La bibliothèque Bernheim
Don de Lucien Bernheim (ancien propriétaire minier), la bibliothèque qui porte aujourd'hui son nom, ouvrit ses portes en 1908. Véritable témoignage du passé, elle a été récemment agrandie et restaurée dans le respect du style colonial de l'époque. Elle recèle plus de 70 000 volumes, dont un fond important d'ouvrages traitant de la Nouvelle-Calédonie et des îles du Pacifique.
La cathédrale Saint-Joseph
Une cathédrale gothique sous les tropiques... Sa construction, entreprise en 1887, demanda dix ans de dur labeur et nécessita la collaboration des " Transportés " et de tous les corps de métiers que comptait Nouméa autrefois. Cette cathédrale faite de pierres et de bois locaux possède deux tours carrées hautes de 25 mètres.
Parc Zoologique et Forestier
C'est à une dizaine de minutes environ du centre ville et dans un lieu unique offrant les meilleurs points de vue sur le lagon sud, le Mont-Doré, et Nouméa
que vous pourrez découvrir les animaux du Parc Zoologique et Forestier. Créé en 1972, ce parc provincial offre aux amoureux de la nature la possibilité de découvrir ou d'admirer des animaux ainsi que des plantes endémiques : le cagou, emblème de la Nouvelle-Calédonie, la perruche huppée d'Ouvéa, le corbeau calédonien et bien d'autres oiseaux, des cerfs Rusa, des roussettes ainsi que le plus grand gecko du monde. C'est dans le jardin botanique et tout au long de votre visite que vous pourrez admirer une végétation étonnante : araucarias, kaoris, palmiers, fougères, forêt sclérophylle (ou forêt sèche)...
L'Aquarium municipal
L'Aquarium de Nouméa, municipal depuis 1977 a été fondé en 1956 par les époux Catala. Tout y est naturel, i'eau de mer, la lumière et bien entendu la multitude d'organismes marins. Véritable vitrine du lagon calédonien, il vous fera découvrir la splendeur des récifs coralliens et ses habitants : Napoléons, poissons Demoiselles, Gorgones aux couleurs vives, Tricots rayés, Nautiles (fossiles vivants des grandes profondeurs) et surtout les coraux fluorescents aux couleurs de pierres précieuses à ne manquer sous aucun prétexte.
Le musée de Nouvelle-Calédonie
Ouvert en 1971, ce musée consacré à l'archéologie et à l'ethnologie des populations océaniennes, vous plongera dans un univers fascinant. Gardien vigilant d'une culture ancienne de plusieurs millénaires, il vous invite à découvrir l'archéologie de la Nouvelle-Calédonie, les arts et traditions kanak. Ses salles présentent une magnifique collection de sculptures mélanésiennes anciennes, ainsi que de nombreux objets retraçant tous les aspects de la vie sociale. Un peu plus loin dans une cour est édifiée une grande case mélanésienne et dans un pati s'épanouit un jardin d'ethno-botanique.
Le centre culturel Tjibaou
Sur la presqu'île de Tina, le centre culturel Tjibaou s'impose par son style résolument moderne, à la fois élancé et sobre, inspiré de l'architecture traditionnelle kanak. Réalisé par Renz Piano, un des maîtres contemporains de l'architecture, le centre culturel allie harmonieusement tradition et modernité. Des concerts et spectacles y sont donnés toute l'année. On peut également y admirer des pièces d'art kanak et des œuvres monumentales océaniennes. Le chemin kanak ouvre le pas vers l'identité mélanésienne.
Après avoir musardé au hasard des rues et des baies... après s'être grisé d'impressions et de couleurs... il est temps de passer à table!