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Réduction du temps de travail dans les métiers
de l'hôtellerie


Le 1er janvier 2000, la durée légale hebdomadaire du travail effectif des salariés sera réduite de 39 à 35 heures pour les entreprises de plus de 20 salariés (1er janvier 2002 pour les entreprises de 20 salariés au moins).

La convention collective de l'lndustrie hôtelière prévoit une réduction progressive du temps de travail du personnel de salle de une heure chaque année (suivant l'effectif) pour arriver à 43 heures pour l'ensemble du personnel (cuisine et salle) au 1er janvier 2000.

Le personnel veilleur de nuit (48 H actuellement) atteindra 43 heures en 2001.

Un effort certain a donc été consenti par les organisations patronales pour entrer dans le processus de réduction du temps de travail actuellement en cours. De plus deux jours de repos hebdomadaires ont été attribués.

La première loi sur la réduction du temps de travail à 35 heures ne faisait pas état de notre profession et, Madame AUBRY, interrogée sur le sujet n'a jamais donné de certitudes quant à l'application de cette loi aux professions soumises à un régime particulier en raison du fonctionnement de l'entreprise liée à la fréquentation de la clientèle.

Le projet de la seconde loi sur les 35 heures, tel que rédigé à ce jour, ne fait toujours pas référence aux métiers de l'hôtellerie et à ses heures d'équivalence ce qui risque de nous laisser dans la plus grande incertitude au 1 er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés.

Si notre profession n'est pas hostile à une application de la réduction du temps de travail, elle ne peut l'envisager qu'à travers une réduction sensible du poids des charges, écrasant à l'heure actuelle pour les entreprise de main d'oeuvre.

Afin de ne pas mettre en péril ces PM E, indispensable au tissu social, nous demandons l'ouverture de discussions avec les Ministères du Travail et des Finances.

Nous demandons la prise en compte de la situation particulière de notre profession, tant au niveau d'aides qu'à celui d'une réduction aménagée du temps du travail.

En effet, nous sommes aujourd'hui dans l'incapacité de financer la réduction du temps de travail en l'état.